III.2.Inconvénients de la robotique

   

   Un des grands inconvénients lors de l'utilisation de ces robots lors des opérations est la perte de sensations directes avec le patient. Ainsi, L’empâtement du télémanipulateur limite l’accès de l’assistant du chirurgien au champ opératoire.

   De plus, le cout de ces robots est aussi un grand fléau à son utilisation. En effet , un robot comme "Da Vinci" coûte 1 160 000 € et son coût annuel est 68 000 €. Après chaque intervention, un budget de 1700 € est nécessaire afin de le remettre en état. Le prix est un des facteurs qui le rende moins attractif. Les opérations sont ainsi sélectionnées et pour ce robot on l'utilise le plus souvent pour l'ablation radicale de la prostate pour cancer localisé ainsi que la chirurgie urétérale. 75% des chirurgiens ont affirmé qu'ils se sentaient financièrement limités à l’accès d’un système. Une enquête réalisée aux États-Unis pour le Journal of Thoracic and Cardiovascular surgery montre que, si 25 % des blocs de chirurgie cardiaque possèdent le robot Da Vinci, le nombre d'opérations entièrement ou en partie faites avec cet outil n'atteignait que 1 700 par an, soit 7,3 opérations par robot et par an. En effet, un chirurgien français reconnaît que le robot "est une très bonne machine à coudre", mais le robot Da Vinci, "n'opère qu'un malade par mois".Seulement 12 % des centres américains équipés font plus de 50 interventions annuelles. En France, les Da Vinci qui n'opèrent pas au niveau de la prostate, la où ils sont le plus performant, ne font que quelques opérations par an.
   Soit x le nombre d'années, la fonction f représentre les dépenses par un robot et la fonction g les revenus réalisés par un robot. L'utilisation de ce robot "Da Vinci" génère un surcoût d'environ 2.000€ par intervention. De plus d'après le "Journal of Thoracic and Cardiovascular surgery", ce robot réalise environ 7,3 opérations par an. Donc pour une opération comme la prostatectomie qui est une ablation chirurgicale de la prostate, des vésicules séminales et des ampoules déférentielles coûte à la base 2100 euros :
f(x)= 1160000+ 68000x
g(x)= (2100+2000)*7,3x <==> g(x)= 29930x
Donc f(x)=g(x) <==> x = -30,47....    Ainsi, le nombre d'opérations effectués par un robot est trop peu pour le prix du robot ainsi que sa maintenance. En effet le nombre d'opérations par an par robot devrait considérablement augmenter. Si, par exemple, le robot "Da Vinci" réalisait une opération par jour, le coût du robot pourrait être remboursée en un an et le chirurgien commencerait à faire des bénéfices à partir de la deuxième année.

                                                     
                                               Da Vinci, le robot chirurgicale le plus utilisé au monde

   Aujourd'hui très peu de chirurgiens sont formés afin d'utiliser les robots pour leurs opérations. Donc le personnel dans une clinique pouvant utilisée n'est pas toujours présent, la rotation des équipes chirurgicales n'est pas envisageable. Les interventions avec le robot se font par rapport à la disponibilité du personnel et non du robot. De plus, le chirurgien doit être tech-savvy et doit savoir bien utiliser le robot sinon le temps de travail serait exponentielle alors que le robot a la capacité de réduire le temps de travail. Pour cela, le chirurgien a besoin d'une formation de plus et 12 à 18 cas sont nécessaires pour chaque chirurgien avant qu'il se sente à l'aise pour effectuer ces procédures.

   Même si les risques d'échec d'une opération sont très rares, mais il subsite toujours le risque de la panne. En effet, une panne d'électricité ou un fusible qui grille provoque l'arrêt immédiat de l'opération et mettant le robot hors tension. Dans ce cas, le chirurgien doit continuer l'opération avec ses mains et n'aura plus recours au robot. Cependant, ces pannes restent très rares car un génie clinique assure la maitenance de l'élétricité.

   «Tu fascines les médias, les membres de l'Académie et les malades avec tes concepts. Mais les malades qui me réclament un triple pontage coronaire à thorax fermé avec le robot, je suis obligé de les dissuader. Notre responsabilité, c'est leur sécurité.» «Je n'ai jamais fait la promotion de la robotique chirurgicale, se défend le Pr Marescaux. Je connais la dangerosité de la chirurgie cardiaque !». En effet ce chirurgien montre que le type de chirurgie réalisés par les robots chirurgiens sont limités malgré leurs grandes avancés technologiques. Les domaines d'utilisation sont le plus souvent la chirurgie générale, la neurochirurgie et l'urologie. 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site